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Homélie à la une

4ème dimanche de l’Avent

Chers frères et sœurs, alors que le jour où nous fêterons la Nativité du Seigneur est déjà tout proche, nous avons entendu la parole du prophète, qui a été reprise par l’évangéliste : « Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu-avec-nous. »

Et l’apôtre nous disait : « L’Évangile que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. »

C’est par la célébration de la liturgie que nous entrons dans le mystère de l’Emmanuel–Dieu-avec-nous, de Jésus Christ, notre Seigneur, né de la descendance de David et établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts.

Si au long de l’année nous célébrons la naissance de Jésus, sa passion et mort, sa résurrection, son ascension, c’est important que nous comprenions que ce que nous célébrons ce ne sont pas des faits historiques, passés, dont nous ferions simplement mémoire, mais bien le mystère de l’Emmanuel– Dieu-avec-nous, de Jésus Christ, notre Seigneur, né de la descendance de David et établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts.

Nous ne devons pas séparer Noël de Pâques. C’est ce qui, avec la prière au commencement de cette liturgie, nous faisait demander : « Nous te prions, Seigneur, de répandre ta grâce en nos cœurs ; par le message de l’Ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé ; conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection. » L’incarnation, la passion et la croix, et la résurrection sont un seul mystère.

En fait, avec la liturgie c’est toujours Pâques, c’est chaque jour Pâques, et ce que nous célébrons c’est toujours et chaque jour l’Emmanuel– Dieu-avec-nous.

« Ce qu’on avait pu voir de notre rédempteur est passé dans les sacrements », disait saint Léon le Grand (Sermon en l’Ascension du Seigneur II, 2). C’est en vivant le sacrement qu’est la liturgie que notre vie pourra témoigner de ce que nous célébrons.

« Qu’il vienne, le Seigneur : c’est lui, le roi de gloire ! » avons-nous répété avec la psaume. Il y a une acclamation très importante au cœur de la Prière Eucharistique : « Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus, nous proclamons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. » C’est cette venue dans sa gloire ce que nous attendons.

Fr Bartomeu

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